28
avril
Par

Jean Buchler, responsable des sports à l’INSA Strasbourg prend des nouvelles de Baptiste Mischler, étudiant en 3ème année de la spécialité topographie à l’INSA Strasbourg et sportif de haut niveau qui se préparait à participer cet été aux Jeux olympiques de Tokyo. Entretien.


Bonjour Baptiste, tout d’abord comment vas-tu ?

Je vais très bien merci ! Le confinement bouleverse pas mal de choses dans mon quotidien, mais pour le moment je tiens le coup et j’arrive à rester motivé tous les jours dans ma pratique sportive mais aussi au niveau du travail scolaire.

Quelle est ta réaction suite au report des Jeux olympiques de Tokyo ?

En premier lieu ce fut un choc et une déception car depuis le début de la saison (septembre 2019) j’avais cette compétition en objectif principal et j’avais changé pas mal de choses dans ma préparation et ma vie personnelle pour y parvenir. J’ai fait pas mal de concessions et de choix déterminants cette année, à savoir : m’entraîner davantage, partir en stage de préparation en Afrique, mieux récupérer, mieux m’alimenter. Je pense n’avoir laissé aucun détail de côté pour réussir à participer aux Jeux.

De plus, au sein de l’école, j’avais justement choisi cette année 2020, si importante, pour me consacrer davantage au sport, tout en poursuivant mon cursus mais de manière très allégée.

Avec un peu de recul, je vois un point positif. Le report des Jeux d’une année me donnera encore plus de chances d’y arriver. Car dans ma discipline, le demi-fond, la maturation est assez tardive.

En tant que sportif de haut niveau, comment organises-tu tes journées durant cette période de confinement ?

Durant ce confinement, les journées sont longues, il faut faire passer le temps. C’est pourquoi mon entraîneur m’a demandé de travailler encore plus que d’habitude. Je m’entraîne donc à hauteur de 12 fois par semaine (durée des entraînements entre 1h30 et 2h). J’ai la chance d’habiter en bordure de village, donc les champs sont à proximité et je peux aller courir sans trop de difficultés.

Une fois l’entrainement terminé, je vais réaliser le travail à distance demandé par mes professeurs et réviser mes cours. En parallèle, je veille à la récupération : bains froids, étirements, automassages, électrostimulation mais également quelques séances de sophrologie pour me détendre.

En quoi consiste ton entraînement actuellement ?

Avec la suspension d’une grande partie des compétitions de cet été, il a fallu adapter l’entraînement en conséquence. Ainsi, je continue à travailler majoritairement le secteur foncier, c’est-à-dire l’endurance. Mais j’en profite également pour travailler d’autres secteurs plutôt inhabituels pour un demi-fondeur : la vitesse et la technique de course. Je réalise aussi un peu plus de séances de musculation/renforcement et des côtes. Je m’entraîne sur tapis roulant pour les séances plutôt longues ou dans ma rue pour les séances se rapprochant de la piste.

Quelques mots sur le travail à distance dans le cadre de ta formation à l’INSA Strasbourg ?

Je trouve que l’INSA Strasbourg et notamment les professeurs de ma spécialité, la topographie, ont très bien organisé le travail à distance. Cela permet d’assurer une bonne continuité pédagogique. Finalement, avoir des cours en amphithéâtre ou en visioconférence je trouve cela équivalent.

Après se pose la question des travaux dirigés et travaux pratiques que nous ne pouvons malheureusement pas réaliser. Mais en nous proposant des travaux alternatifs, on arrive tout de même à comprendre les objectifs fixés par les travaux pratiques. Les professeurs sont à l’écoute, on n’est pas délaissé. Le seul inconvénient que je vois, c’est de travailler en permanence sur un ordinateur.

Tu as récemment pris part aux élections municipales à Brumath en figurant sur la liste du maire sortant. Peux-tu nous en dire davantage ?

Le maire de ma ville, Étienne Wolf, m’a demandé de venir le rejoindre sur sa liste (Brumath pour tous) pendant les congés de fin d’année. La Ville de Brumath et Étienne m’ont beaucoup aidé ces dernières années dans mon projet sportif. Brumath c’est ma ville, c’est là où j’ai grandi et j’y habite toujours.

Étienne cherchait des jeunes sur sa liste pour les inciter à s’engager (dans l’associatif par exemple) pour faire évoluer les choses et également montrer aux brumathois le dynamisme de la ville. J’ai accepté sa demande pour la 25e place sur la liste (les 23 premiers ont été élus au conseil municipal). L’objectif n’était pas de rentrer au conseil municipal mais de porter un message durant cette campagne.

En parallèle, depuis le début de l’année scolaire, je suis également membre du comité de mon club  : Unitas Brumath Athlétisme. C’est un engagement de plus dans mon club, mais cela me tenait à cœur depuis plusieurs années car je porte l’amour pour mon maillot de club et ma ville.

Un dernier mot ou message pour conclure ?

À toute la communauté INSA : tenez bon, restez chez vous et gardez l’espoir. Des jours meilleurs sont à venir ! Soyez forts ! En espérant que l’on puisse se revoir au plus vite !

Propos recueillis par Jean Buchler

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